Environnement

La filière bois

Le bois, une ressource inépuisable

 

                                               Récupération

Très tôt, le bois est apparu aux élus gencéens comme une ressource essentielle parée de multiples qualités. Peu onéreux à l'achat, en plaquettes ou granulés, pratique à l'usage, il a d'abord été utilisé à Château-Garnier où la Communauté a procédé à la construction d'une chaufferie (local de brûlage et réserve), afin d’assurer le confort de logements communaux, de la maison de retraite et de divers bâtiments publics. Un test grandeur nature réussi qui a enclenché une seconde étape, la production locale de plaquettes de bois. Le matériau de base est ainsi récupéré dans les quatre déchetteries de la CCPG, le long des routes avec les arbres tombés naturellement ou coupés pour diverses raisons, en sortie de production d'une entreprise de menuiserie basée à Saint-Secondin. S'y ajoutent enfin les « bois de taillis » avant les déchets verts qui vont également être pris en compte.

                                           Broyage et séchage

Après le ramassage, le bois est trié suivant sa provenance et stocké sur des plateformes et dans des hangars construits à cet effet. Troncs d'arbres, palettes, poutres, chevrons, grosses branches vont être transformés en plaquettes de petite dimension à destination des chaudières. Le branchage vert est broyé avant utilisation comme paillage ou base de compost par les entreprises agricoles ou horticoles et les particuliers. Enfin, les bois traités rejoignent le centre d'enfouissement technique de Sommières-du-Clain.

Filière bois
La Communauté a acquis les engins pour réaliser ces diverses opérations en autonomie (broyeur à déchets verts et bois, chargeur manuscopique), et a construit des hangars de séchage permettant une utilisation optimum des plaquettes, d'abord à Château-Garnier et Saint-Secondin, bientôt dans d'autres lieux.

                                  Trois communes déjà concernées

Actuellement, trois communes disposent d'une chaufferie bois : Château-Garnier depuis 2004 ; Saint-Secondin (depuis fin 2009), pour les écoles, la maison de retraite, des bâtiments de service et logements ; Saint-Maurice La Clouère (2010) qui bénéficie de cet équipement pour des bâtiments publics, la mairie, les écoles, mais aussi le gymnase et le centre de loisirs. A noter que, pour le moment, cette commune, qui ne dispose pas de hangar de stockage (mais c'est envisagé à court terme), n'utilise pas encore les plaquettes bois issues de la Communauté.

                                    Une économie substantielle

Au total, cette action volontariste qui a bénéficié d'aides nombreuses et importantes en matière financière, permet des économies substantielles d'autres sources d'énergie. On soulignera à cet égard l'exemple de Saint-Secondin où, tous frais pris en compte, celles-ci se situent à hauteur d'environ 15.000 €/an. Ce que l'on peut également traduire par la « non utilisation » de plus de 10.000 litres de fuel, 4.500 kilos de gaz, 40.000 kw d'électricité. Et ce, sans compter avec le moindre apport au centre d'enfouissement (taxes et transport diminués).
Dans l'avenir immédiat, deux autres hangars de séchage vont être prochainement construits, financés par la Sergie qui, en contrepartie, disposera du photovoltaïque sur les toitures.


                              Ne les appelez plus déchets verts !

Hier seulement encombrants et bons pour les déchetteries qui leur faisaient rejoindre ensuite les centres d'enfouissement, les déchets verts ont connu une première nouvelle vie, broyés et utilisés comme base d'un humus qui était rétrocédé aux agriculteurs et jardiniers.
Désormais, et grâce à un nouveau procédé, ils vont être transformés, comme les poutres, chevrons, planches ou troncs d'arbres, en granulés appelés pellets et parfaitement combustibles. Un « matériau » inépuisable puisque résultant des élagages de bords de routes, tailles et tontes, nettoyage de taillis, et qui rejoindra, une fois l'opération accomplie, des hangars de séchage réalisés tout exprès.
Une véritable avancée technologique, une pollution limitée et, là encore, de belles économies sur la facture énergétique des communes !